Faire du Sud, enfin......

 

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Faire du Sud, enfin...... Aide toi, ça peut aider le Ciel. Claude ROY.

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Entre deux personnes, l'enfance c'est pire que trente ans de mariage. Françoise Sagan.




A propos

Quand les gars d'Paris montaient sur la côte
Brillants et bronzés de la tête aux roues
Chantal et Marie, Françoise et les autres
Quittaient nos genoux.

Ell's couraient s'mirer, se rouge-à-lèvrer
S'coiffer dans les chromes des voitures de sport
Qui s'décapotaient à leur arrivée,
Devant l'hôtel du port...

Allain Leprest.


 

 


 


Blog

Bon voyage...

 

J'ai fait mes valises pour ici:

 

http://cestpourdire.blogspot.com/ 

23.11.08 15:58


Et hop...

Deux notes ont disparu en un tour de passe-passe..."L'arrêt de bus" et "Clap de fin" plus une bêtise sur l'éléction d'Obama et un calin à Suzanne Flon...Et pour couronner le tout deux notes ont fusionné sans que j'y sois pour quelque chose: "Si on te le demande" et "Merci"...Et les images y deviennent des croix rouges sur fond blanc...
Si quelqu'un peut me dire ce qui s'est passé...
 
 
Sylvain Mirouf sort d'ici!
 
 

23.11.08 00:33


MERCI.

Bon, on passe à autre chose, maintenant?

Ca finit par être saoulant à force...

 

C’est quand elle a posé sa main sur la mienne que les murs du restaurant se sont mis à trembler. J’ai clairement vu le plafond se fendre en deux et s’ouvrir. Au-dessus de la salle, un ciel d’orage menaçant et des éclairs l’illuminaient. On venait à peine de craqueler avec le dos de nos petites cuillères, la couche de caramel des crèmes brûlées, nous avions presque descendu la bouteille de blanc et, avant ça, on se sentait d'humeur bienveillante. Elle s’est approchée de moi, elle a posé sa main sur la mienne et elle m’a parlé assez bas pour que les voisins ne puissent rien entendre. Jusqu’à cet instant tout s’était déroulé sans que rien ne soit racontable. On avait juste mangé comme les deux cents autres fois dans cet endroit qui nous était désormais familier. Deux cent fois en vingt et quelques années ce n’est pas un exploit. Mais, on peut le dire, nous étions fidèles. Pour une fois qu’on en avait trouvé un où c’était bon et pas trop cher, où on était bien accueilli, où ça avait l’air de leur faire plaisir quand on y entrait, on n’allait pas en chercher un autre surtout s'il s’agissait juste de ne pas faire la cuisine. Alors on y venait comme à une cantine, régulièrement, une ou deux fois par semaine. Ainsi, on vieillissait avec les patrons et d’une certaine manière on s’ancrait, comme eux, dans le coin. On finissait par penser qu’on faisait partie des meubles et qu’on était un peu propriétaires des murs et donc contents quand ils nous racontaient leurs futurs projets d'agrandissement ou leurs vacances aux Bahamas, on avait l’impression de leur avoir payé une partie des matériaux ou du billet. On s’était mis assez vite d’accord sur la commande puisqu’on prenait à chaque fois les mêmes trucs et que tout le monde était au courant. Ils venaient nous demander quand même mais on savait bien qu’en cuisine c’était déjà dans la poêle. Ainsi, il y avait très peu d’attente entre notre arrivée et celle du premier plat. Nous avions passé une bonne partie de repas à nous parler de tout et de rien. Si nous n’avions pas exactement refait le monde nous en avions repeint quelques quartiers. Comme en plus on est assez vite tombés d'accord sur l'idée que ce n'est pas encore cette fois que des banquiers iront en prison ou bien que ce soit l'un ou l'autre des candidats en course qui gagne la galactique élection ne changerait évidemment pas la vie des plus démunis, les mots ont été parcimonieux. Il faut dire que nous n’étions pas de grands causeurs, elle et moi. Mais, à sa décharge, c'est moi qui avait commencé.
Comme d’habitude, j’avais profité des temps morts entre deux phrases pour la regarder en coin et m’extasier de sa beauté. J’avais remercié le ciel pour elle. Dans ce monde, si ce n’était pas le seul avantage, c’en était un, et de choix. Et il fallait dire, que, dans ce domaine, elle avait été du bon côté de la baguette des fées. Les filles n’avaient pas été avares le jour où sur elle, elles s’étaient penchées. Bien que tout ça me retombe dessus, à chaque fois que je franchissais la porte du restau ou d'un autre lieu public, je voyais bien les regards qui allaient de l’une à l’autre et qui tout de suite après se demandaient comment c’était seulement envisageable qu'on y entre ensemble. Je voyais les points d’interrogation se dessiner dans les pupilles avant qu’ils ne replongent dans leurs pizzas leurs bolognèses. J’avais fini par m’y résoudre. Elle était belle ? Tant mieux pour elle. Et bien mieux encore, elle n’en était pas intimement persuadée, ce qui la mettait à l’abri des inflammations de cheville. Elle avait un joli paquet d’autres qualités bien utiles, mais je ne suis pas ici pour la vendre. Durant tout le début du repas et malgré mes regards en douce, nous étions restés à distance respectable, rien ne s’était tendu entre nous, rien n’avait dérapé, rien ne s’était signalé. Nous étions un couple, certes avec un léger décalage dans les âges mais juste un gars et une fille qui mangent au restaurant. J’aimais qu’elle souris volontiers aux blagues que je pouvais faire et qui, parfois, je l’accorde, n’étaient pas d’une subtilité remarquable, j’aimais sourire aux siennes. Voilà une chose que nous savions faire tous les deux: rigoler. Notre plus grand plaisir était de dire du mal des autres et d'être le plus méchant et le plus injuste possible. Ça oui, nous savions faire et ça nous amusait. J’aimais également qu’elle s’enflamme devant les injustices qu’elle dénonçait, j’aimais sa colère et ses impatiences. J’aimais le regard acéré qu’elle portait sur le monde. J’aimais ses jugements tranchés, et définitifs même si je les mettais en partie sur le compte de son âge. Tout en souhaitant qu'elle n'en change jamais. Bref, j’aimais être avec elle. Beaucoup, d'autant que c'était de moins en moins souvent. J’avais à chaque fois l’impression de gagner mon temps. Mais durant ce repas, nous étions restés à bonne distance. Et puis, les crèmes caramel se sont pointées. Quand il les a posées devant nous, qu’il a fichu le camp en reprenant le panier vide du pain, elle s’est approchée de moi et m’a glissé presque à l’oreille à cause des voisins:
"Pounet, il faut que je te dise : Il m’a demandé en mariage et j’ai dit ... oui… T’en penses quoi ?"

A peine ces mots évanouis dans l’air tiède de cette pizzeria de banlieue, ce qui m’a le plus étonné, c’est qu’elle me le demande, ça.

Alors, le tonnerre a grondé, un éclair a déchiqueté le rouge du plafond et c'est un pschiit fulgurant qui, d'un coup, d'un seul, m'a embrasé toute la calvitie.

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4.11.08 14:21


YES

they can...

Mais...on sait bien que les déceptions ne sont jamais à la mesure des espoirs suscités... Qu'elles seront toujours bien plus profondes...


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Obama élu, une France a viré foldingue:

BHL nous a rappelé qu’il l’avait découvert...

Jacques Attali crie partout : Qu’est ce que je vous disais ?

Bertrand Delanoé a triplé son forfait UV...

Saussez a songé à l’appeler Nicolas Farid Sarkozy...

Ségolène Royal  apprend l’anglais : Brothernité, brothernité…

Jack Lang est ravi de son disciple...

Laurent Fabius a félicité son élève...

Jean Marc Ayraud se réjouit pour son neveu...

Jean Marie Le Pen veut émigrer en Suède...

Christine Lagarde lui a envoyé son CV...

Michel Denisot s’est offert un nécessaire à cirer les chaussures...

Jacques Chirac a repris du poulet et des frites...

Bernard Kouchner crie partout : Alors ? Hein? c’est qui qu’avait raison ?

François Bayrou s’est souvenu de l’avoir formé...

La Champagne a salué son cousin...

Rama Yade a haussé les épaules...

Carla S. l’a trouvé beau mec...

Laurent Ruquier l’a trouvé très beau gars...

Hervé Vilar en a écrit un rap...

Steevy Boulay a foncé à l’ambassade US...

Marine Le Pen a postulé pour un poste de travailleuse sociale...

Mireille Mathieu veut chanter pour lui...

Brice Hortefeux a demandé d’où il venait...

Patrick Poivre d’Arvor a parlé de son éviction de TF1...

Rachida Dati n’a fait aucun communiqué mais elle a pensé qu'il fait un joli papa...

Michel Drucker lui a envoyé une photo de canapé. Rouge...

Laurence Ferrari lui a fait connaître l’horaire de son 20h...

David Pujadas se laisse pousser les jambes, aujourd’hui...

Jacques Séguéla lui a proposé un séminaire...

Christian Clavier s’est acheté une maison en banlieue de Chicago...

Laurent Gerra s’est mis à chanter Oba my self…

Jean Pierre Raffarin crie partout : Je vous l’avais dit, je vous l’avais dit !

Arlette Chabot a chanté : Obama obama Obama blue obama blue...


 

5.11.08 08:36


Comme la lune...

___Je connais un type qui s'est cassé la jambe juste pour ne plus avoir à marcher droit...
___ Moi, je connais un gars qui à la place de l'essence, mettait du gas-oil dans le réservoir de la voiture de sa femme à chaque fois qu'il la prenait (la voiture). Il voulait bien qu'elle conduise, mais il n'aimait pas qu'elle aille trop loin.
___ Bob, tu devrais te méfier, tu fréquentes trop d'imbéciles, ça s'attrape vite tu sais...
___ Ben moi, je connais un gars qui habite dans le sud et qui avait quelques jours de vacances devant lui. Il avait prévu d'aller les passer au Canada, là où vivait son fils. Il avait prévu d'aller voir et photographier les rouges de l'automne, y vivre les derniers jours de cet été indien dont on nous rebattait les oreilles, et, qui sait, les premières neiges sur les têtes des orignaux. Il avait pensé aller voir le Mont Tremblant, le Mont Laurier, Montréal et le Saint Laurent et toute la sacristie. Il avait pensé pouvoir comprendre pourquoi, si loin, les chanteuses y chantaient si fort...
Il a, alors, acheté un billet d'avion, puis la veille du départ, il a pris le train pour la capitale, pour rejoindre l'aéroport. Dans son sac, il avait mis quelques pulls, une paire de gants et un bonnet de laine parce que le froid, là-bas, commençait à montrer son nez. Ca le changerait. La dernière fois qu'il avait pris l'avion c'était pour aller faire des plongeons dans les eaux chaudes des Antilles, cette fois c'est dans le froid qu'il allait.
Et puis, le matin du départ, il a aperçu un passeport sur une étagère... Passeport. Le genre de truc dont on a absolument besoin pour entrer chez l'étranger... Au Canada, par exemple qui est quand même assez étranger par rapport à la France...
Il a inutilement gueulé un truc du genre: "Bordel de merde!". Evidemment, il avait oublié le sien, de passeport, chez lui, dans le sud... Impossible de partir sans. Il a passé quelques coups de fil. Un à l'ambassade du Canada, un autre au quai d'Orsay où il a bien senti que ça pouffait ferme quand il racontait son histoire. Sur le coup, il a souri et puis très vite... moins.
Après quelques heures, il n'a plus souhaité qu'apprendre que le vol 344 pour Montréal Trudeau avait été détourné pour la lune. Là-haut, il n'avait rien à y faire ni personne à voir ou à embrasser.
En lieu et place du Grand Nord, il est revenu passer ses quelques jours de repos dans son petit sud, en espérant que les feuilles des cerisiers ne soient pas toutes tombées, qu'il y ait encore quelques jolis rouges à voir. En priant surtout pour que le coeur y soit.
Ainsi, contrairement à l'idée assez répandue, les actes manqués ne le sont pas, ils seraient même de parfaites réussites... Il lui resterait à trouver maintenant l'enjeu réel de ce petit désastre et souhaiter qu'il y ait de la neige à Noël...
Ah, en cas de besoin, essayer aussi de savoir comment on dit crétin en lunien...
___ Ben moi, je te trouve bien indulgent, je me serai servi d'un autre mot, un peu plus court que crétin, si tu vois ce que je veux dire...
___ T'as pas tort... mais là, si tu veux bien, je vais aller m'ouvrir une bouteille pour ne plus me souvenir de ce que je dois oublier...
 
 
 
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26.10.08 01:03


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